Las redes sociales solo eliminan el 28% del discurso de odio racista y xenófobo reportado por el Oberaxe
20/01/2025
Migrations
Les réseaux sociaux ne suppriment que 28% du discours de haine raciste et xénophobe rapporté par l'Oberaxe
Topics:
- Augmentation alarmante du nombre de messages appelant à l’expulsion de migrants, qui représentent déjà 18 % du total
- La plateforme X (anciennement Twitter) n'a supprimé que 10% du contenu signalé et YouTube, aucun
- Le discours criminalisant la population migrante grandit, le liant à la criminalité et promouvant des théories de conspiration suprématistes
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Le dernier bulletin mensuel de l’Observatoire Espagnol de Racisme et de Xénophobie (Oberaxe) donne des chiffres sur une réalité préoccupante : les réseaux sociaux n’agissent toujours pas fermement contre le discours de haine. En décembre, seulement 28,4% des contenus racistes et xénophobes signalés ont été supprimés par les plateformes, c’est-à-dire que plus de 70% des messages signalés sont restés actifs.
Le rapport précise que TikTok est la plateforme avec le taux de retrait le plus élevé (83%), alors que X (anciennement Twitter) n'a supprimé que 10% et YouTube, aucun. Instagram et Facebook, avec respectivement 26% et 72%, affichent des réponses disparates.
Une autre donnée préoccupante est la croissance des publications qui présentent l’immigration comme une « invasion », promouvant des récits qui justifient la discrimination et la criminalisation des personnes musulmanes et d’origine nord-africaine. Le rapport fait état d’une augmentation de 15 points des messages qui encouragent l’expulsion de personnes d’origine étrangère, un message qui représente déjà 18% du total des contenus haineux signalés.
Migration et criminalité : un récit dangereux
Dans le rapport du mois de décembre, le discours haineux sur les réseaux continue de pointer vers le lien entre la migration et la criminalité: 34% des messages signalés associent la population migrante à des vols et à la violence, que ce soit de manière réelle ou à travers des informations manipulées.
En outre, les publications xénophobes renforcent la fausse idée d’une « invasion migratoire », en particulier contre des personnes d’Afrique du Nord et des musulmans. De nombreux messages faisant la promotion de « déportations massives » ont été détectés, notamment les suivants :
"Venez, venez, venez recevoir de l'argent, voler et violer."
"Ce ne sont pas des immigrants, c'est une armée que le dictateur distribue dans tout le pays."
"Les déporter tous."
Le rapport met également en garde contre la prolifération de théories suprématistes blanches, telles que le plan Kalergi, et un regain du discours islamophobe, en particulier pendant la période de Noël.
60% des discours haineux sont explicites et agressifs.
Au-delà de leur contenu, le langage utilisé dans ces messages est également significatif: 60% des discours de haine analysés incluent des insultes et des expressions agressives, tandis que 8% utilisent l'ironie et le sarcasme pour masquer leur fardeau discriminatoire.
Oberaxe insiste sur l’urgence pour les réseaux sociaux de renforcer leurs mécanismes de modération afin de freiner l’expansion des discours haineux dans l’environnement numérique. La permissivité de certaines plateformes perpétue la désinformation, renforce les préjugés et met en péril la coexistence sociale.
La surveillance de l’Oberaxe est essentielle pour rendre visible et combattre la xénophobie et le racisme dans l’environnement numérique, mais une réponse plus ferme de la part des plateformes est urgente pour éviter que ces discours ne se normalisent et ne se traduisent par de la violence dans la vie réelle.