Elma Saiz se reúne con Guy Ryder, responsable de Políticas Sociales de la ONU, para presentarle el Fondo de Impacto Social español, el cuarto en el mundo
06/02/2025
Voyage officiel aux États-Unis
Elma Saiz rencontre Guy Ryder, responsable des politiques sociales de l’ONU, pour lui présenter le Fonds d’impact social espagnol, le quatrième au monde
Topics:
- Cet instrument financier bénéficie d’un investissement de 400 millions d’euros et vise à promouvoir des projets ayant des effets sociaux et/ou environnementaux mesurables, mesurables et un retour financier.
- La ministre a également expliqué au secrétaire général adjoint des Nations unies les axes de la politique migratoire de l’Espagne, y compris la réforme du Règlement sur les étrangers et les principaux points du Plan d’intégration et de coexistence interculturelle.
- Le secrétaire général adjoint de l’ONU a mis en valeur le rôle mondial du gouvernement espagnol en combinant une croissance économique en hausse avec les politiques sociales nécessaires pour protéger la partie la plus vulnérable de la population
- Les deux responsables se sont engagés à élever cette formule à la IVe Conférence internationale sur le financement du développement et à en faire un exemple pour d’autres pays du monde.
- « Toute notre politique migratoire s’articule autour de cet axe : le respect des droits humains et le bénéfice partagé tiré de la coexistence et de l’apport des personnes qui viennent. Si de bonnes politiques d’inclusion sont mises en place, nous gagnons tous », a déclaré la ministre
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La ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz, a rencontré le secrétaire général adjoint aux Politiques de l’ONU, Guy Ryder, dans le cadre de sa visite officielle aux États-Unis. Le point central de la conversation a été de présenter aux Nations Unies le Fonds d’Impact Social (FIS), un instrument financier avec lequel l’Espagne devient le quatrième pays au monde dans des initiatives de partenariat public – privé d’impact et d’entrepreneuriat social.
Ce fonds, approuvé par le gouvernement en juin dernier, est l’un des nouveaux instruments financiers inclus dans l’addendum au plan de relance, de transformation et de résilience (PRTR) et est doté de 400 millions d’euros. Son objectif est de stimuler les investissements qui génèrent un impact social et/ou environnemental positif et mesurable, ainsi qu’un retour économique.
« La création du FIS est un jalon important en Espagne car elle nous permettra de relever les défis sociaux et environnementaux jusqu’ici peu couverts par les marchés », a expliqué Elma Saiz, tout en soulignant l’importance des partenariats public-privé. « Le Fonds offre une nouvelle perspective sur la façon dont les secteurs public et privé peuvent travailler ensemble pour relever les nouveaux défis mondiaux et apporter une réponse efficace à des questions cruciales telles que la lutte contre la pauvreté ou les inégalités. »
Le Fonds a pour objectifs de promouvoir la réduction des inégalités, la cohésion territoriale, l’entrepreneuriat social et de relever le défi démographique, entre autres. Parmi les domaines dans lesquels il devrait avoir un impact figurent l’inclusion sociale et professionnelle des personnes handicapées et des sans-abri ou l’égalité des sexes.
Le FIS est doté d’une grande flexibilité et peut financer des opérations à impact social par la souscription de parts de fonds, de participations en capital ou d’instruments de dette. En outre, une partie sera destinée à fournir une assistance technique afin que les entités puissent renforcer leurs capacités de mesure et de gestion de l'impact, soutenant ainsi leur professionnalisation.
Il a déjà approuvé ses deux premiers investissements dans les fonds IB Debt Impact España, FESE, et Q-Impact Fund II, FESE, pour soutenir financièrement des projets de PME engagées dans des défis sociaux et environnementaux en Espagne.
Pour sa part, Guy Ryder a félicité le gouvernement espagnol d’avoir misé sur l’investissement social comme facteur de croissance économique et durable. Aussi pour prouver sa solvabilité avec des données et des preuves objectives. « Nous sommes le moteur de l’Europe, nous représentons 40 % de la croissance. Nous faisons de la nécessité, de la vertu. Et le président Pedro Sánchez est un grand leader international qui défend plus que jamais une Europe unie », a abondé la ministre.
Politique migratoire
Saiz et Ryder ont également partagé les dernières avancées en matière de migration en Espagne, telles que le nouveau règlement sur les étrangers, et les plans prévus pour un avenir proche, notamment le plan d'intégration et de coexistence multiculturelle et la stratégie de mobilité professionnelle.
« L’Espagne s’est engagée à tirer le meilleur parti de la richesse apportée par la migration », a déclaré Elma Saiz. « L’immigration est nécessaire à notre prospérité et la diversité qui accompagne le phénomène nous enrichit, mais nous sommes conscients du défi que représentent parfois les différences culturelles. La cohabitation est l’objectif et c’est ce sur quoi nous travaillons ».
Elma Saiz a annoncé que le plan de coexistence sera articulé autour des principes d’égalité et de non-discrimination, de citoyenneté, d’inclusion et d’interculturalité.
« Le principe d’égalité et de non-discrimination implique l’égalité des droits, des libertés et des obligations. À partir de là, nous devons reconnaître le droit des migrants à la pleine participation civique, sociale, économique, culturelle et politique et à leur pleine intégration. L’interculturalité est un trait positif de nos sociétés dont nous devons prendre soin, afin d’améliorer la coexistence et d’exploiter tout son potentiel, tant culturel qu’économique ».
Lors de leur rencontre, des mandataires ont convenu de l’importance de lutter contre la discrimination et les discours de haine, en particulier en matière de migration.
« Toute notre politique migratoire s’articule autour de cet axe : le respect des droits humains et le bénéfice partagé tiré de la coexistence et de l’apport des personnes qui viennent. Si de bonnes politiques d’inclusion sont mises en place, nous gagnons tous, ceux qui viennent dans nos pays à la recherche d’un projet vital et le pays qui les reçoit ».