17/06/2025

Conseil des ministres

Le gouvernement active les compensations pour les victimes de l’amiante : une étape historique pour leur réparation

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  • Le Conseil des ministres approuve la procédure qui permettra aux victimes de solliciter des aides auprès du fonds créé par la loi en 2022
  • Les compensations vont de 32 000 à 96 000 euros, selon la pathologie subie par exposition à l'amiante
  • La ministre Elma Saiz a assuré que l’on cherchait « ce décret royal est une question de justice pour des milliers de personnes touchées et leurs familles »

Le Conseil des ministres, lors de sa réunion d'aujourd'hui, a approuvé, sur proposition du ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, la procédure pour reconnaître aux victimes de l'exposition à l'amiante une compensation financière à la suite des dommages et préjudices causés à leur santé.

Ce décret royal, qui entrera en vigueur trois mois après sa publication, approuve le développement réglementaire de la loi 21/2022, du 19 octobre, portant création d'un fonds de compensation pour les victimes de l'amiante, qui s'avère indispensable pour que ce fonds puisse commencer à fonctionner lors de la réglementation:

• Qui peuvent être bénéficiaires
• Les conditions à remplir pour être reconnus
• La procédure de demande d'indemnisation et son approbation
• Le montant des indemnités

Les bénéficiaires reçoivent une indemnisation sous la forme d'un paiement unique au titre de ce fonds.

La ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz, a assuré que de cette manière « nous réparons les dommages et préjudices causés à des milliers de victimes, qui attendent depuis longtemps cette réponse, après avoir été exposées à l’amiante au travail, à la maison ou dans l’environnement. C’est une question de justice pour ces citoyens et leurs familles. »

Bénéficiaires

Le texte reconnaît la qualité de bénéficiaire à celui qui a obtenu la reconnaissance administrative ou judiciaire définitive d'une pension d'invalidité permanente résultant d'une maladie professionnelle causée par l'amiante; ils ont droit à une indemnisation, par décision judiciaire définitive - à condition qu'ils n'aient pas pu exécuter la sentence en tout ou en partie - ou ceux qui ne sont pas inclus dans les paragraphes précédents et qui souffrent d'une maladie de celles énumérées à l'annexe de cet arrêté royal, en vertu de certaines circonstances. De même, les ayants droit de ceux qui ont ce statut (car ce sont ceux qui reçoivent les droits d'autrui) en bénéficieront également.

Parmi les conditions à remplir pour demander une indemnisation financière figure le fait que le dommage doit résulter de l’une des pathologies provoquées par l’exposition à l’amiante énumérées à l’annexe II de la RD (mésothéliome, cancer du poumon ou du larynx ou asbestose avec des répercussions fonctionnelles modérées ou sévères).

Procédure

Les intéressés doivent demander au Ministère de la Santé ou à un organisme analogue de leur Communauté autonome le certificat de diagnostic des pathologies résultant de l'exposition à l'amiante.

Une fois que l'organisme émet le certificat attestant l'existence des pathologies prévues et qui ont été causées par l'exposition à l'amiante, ils peuvent présenter la demande de compensation à l'Institut national de la sécurité sociale (INSS), en remplissant un formulaire qui sera activé au siège électronique.

Pour déterminer le montant, l'INSS applique le barème établi en fonction des pathologies résultant de l'exposition à l'amiante. Ce montant a été fixé en tenant compte du montant annuel moyen de la pension d'incapacité permanente absolue due à des maladies professionnelles, au 31 décembre 2024. Le résultat est le suivant:

• Asbestose : 32.207,08 euros
• Cancer du larynx: 48 310,62 euros (montant de référence par 1,5)
• Cancer du poumon: 64 414,16 euros (multiplié par 2)
• Mésothéliome: 96.621,24 (montant de référence par 3)

Dans le cas où l'intéressé souffre de diverses pathologies, le barème correspondant à celui de la plus grave s'applique.

La décision est rendue dans un délai de six mois à compter de l’enregistrement de la demande. Si, dans ce délai, il n’y a pas de réponse expresse, le silence est considéré comme négatif et, par conséquent, le montant de la compensation ne sera pas reconnu au demandeur.